LE SITE EST EN PHASE DE MISE A JOUR ------------------------------------------

L'Information des grands LACS
Cookandgo.com WEB MASTERING info@cookandgo.com
DE LEOPOLD II A NKUNDA



S.M.Leopold II, Roi des Belges et Souverain de l'Etat Indépendant du Congo.
S.M.Leopold II, Roi des Belges et Souverain de l'Etat Indépendant du Congo.  While the Great Powers

Les troubles qui sécouent le Kivu ne datent pas d'hier; C'est depuis 1960, que les rwandophones du Kivu sont périodiquement dans la tourmente à cause de leurs origines. Il est étonnant de voir le silence et le refus de la Belgique
d'intervenir en leur faveur.
Alors que la politique belge est à la base de leurs problèmes.

En effet la présence de la population Rwandophone au Congo est principalement due à l'envahissement des Royaumes du Rwanda et du Burundi ainsi que des chefferies et royaumes qui forment l'actuelle République Démocratique du Congo.

Quand les envoyés du Roi Leopold II traçaient les frontières du jardin personnel de sa majesté, la chefferie de Bwishya, actuellement territoire de Rutshuru, au Nord Kivu, appartenait au Royaume du Rwanda. A ce moment là, les anglais autres envahisseurs, s'appropriaient de Bunagana et Rukiga qu'ils ont attaché à l'Ouganda. En traçant la frontière de l'est, les Belges avaient tout simplement suivi la ligne des volcans et la crête Congo-Nil.

Le Rwanda qui était un pays et une nation dans le vrai sens du terme, englobait la zone actuelle couverte par les volcans et le parc de Virunga jusqu'au lac Rwicanzige, actuellement lac Edouard. L'enseble de cette zone appartient actuellement à la RDC et à l'Ouganda.

L'amputation de ce territoire et de sa population du Rwanda pour les intégrer dans le nouveau pays Congo est une responsabilité de la Belgique.

Au Sud Kivu, la population rwandophone, les Banyamulenge,  s'était détachée du Rwanda, bien avant la colonisation. Lors de tracée de frontière congolaise par les Belges, les Banyamulenge se sont retrouvés au sein des nouvelles frontières du nouveau pays, le Congo belge comme toutes les autres tribus qui se sont retrouvées encerclées par les envahisseurs.

Dans ces conditions, la population de Rutshuru appelée aussi Banyabwishya, et la population Banyamulenge du Sud Kivu ne sont pas moins congolaises que les Baluba, les Bacongo, les Nande et autres éthnies du Congo. Il faut bien noter qu'elles ne sont pas les seules qui chevauchent sur deux ou trois frontières tracées lors de la colonisation Belge, française et Anglaise.

La population de Gishali, dans le territoire de Masisi et plus précisément celle de Mushali dans le territoire de Rutshuru, est une population rwandaise que le pouvoir colonial a obligé d'immigrer sans retour au Congo belge  entre 1920 et 1956 avec un triple objectif : désengorger le Rwanda surpeuplé, faire la production vivrière pour enrayer les famines endémiques dans la région ansi nourrir la population locale du Congo,  du Rwanda et du Burundi. Le troisième objectif de cette immigration forcée était de consituer une main d'œuvre pour les cultures coloniales du café et du thé ainsi que pour travailler dans les fermes et les entreprises des colons au Kivu.

Cette immigration était obligatoire et sans retour dans le pays d'origine.

Que la Belgique fasse partie de cinq pays de contacts pour trouver la pays dans la région, il n' y a d'étonnant. Mais ce qui est inquiétant, c'est le silence qu'elle observe, alors qu'elle devrait prendre ses responsabilités et affirmer la citoyenneté revendiquée par la population rwandophone. Alors que cette dernière se trouve au Congo à cause de la politique coloniale. Tout au plus, la Belgique devrait aider à clarifier la situation comme témoin privilégié. Parmi les pays facilitateurs, la Belgique et l'Angleterre, savent très bien que la population de cette cette zone en guerre, se trouve dans un territoire historiquement appartenant au Rwanda. La région concernée a la même composition ethnique qu'au Rwanda. D'autre part, la France, autre pays facilitateur de la paix, qui a une certaine responsabilité dans le génocide au Rwanda, comment va-t-elle se comporter dans cette zone envahie par les anciens génocidiaires qui considèrent la France comme un pays ami, et qui continuent à commettre des crimes sur la population locale?

On peut se demander pourquoi les casques bleus n'exercent pas leur mandat contre les génocidaires et autres criminels qui circulent dans le Kivu et dont les leadeurs se trouvent tranquilement sur le territoire des pays de l'Union Européenne?

Y-aurait-il des relation triangulaires entre les criminels du Kivu, le Gouvernement de Kinshasa et certains pays de contacts?

En attendant la souffrance de la population locale continue et le droit de l'homme préchait en Europe reste lettre morte.
La responsabilité morale de la Belgique vis-à-vis des
rwandophones congolais.
Par S. Rugema