L'Information des grands LACS













Après les déclarations sur la position du gouvernement rwandais contribuant à handicaper le retour des membres du FDLR au Rwanda, le gouvernement de Kigali, par la voix de son ministre des Affaires Etrangères, avait promis une visite à Bruxelles, pour demander de clarification sur l’affirmation non fondée du Ministre Karel de Gucht.
La visite de travail que la nouvelle ministre rwandaise des Affaires étrangères, Mme Rosemary Museminali, devait effectuer en Belgique a été annulée à l'initiative de la partie rwandaise .
Une « source diplomatique rwandaise » aurait confié à Panapress que la visite a été annulée « in extremis », « Bruxelles ayant refusé d'accorder un visa à l'un des membres de la délégation rwandaise ».
La même dépêche indique que « Toutefois, la presse belge rapporte que Kigali a décidé d'annuler la visite suite aux déclarations que de la ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, avait faites aux journalistes dans l'avion le ramenant à Bruxelles après sa récente visite en République démocratique du Congo et au Burundi ».
La dépêche précise enfin que « Dans ces déclarations, le chef de la diplomatie belge avait regretté que le Rwanda ne joue pas un rôle plus positif dans le règlement des conflits dans la région des Grands Lacs, appelant le gouvernement de Kigali à entamer un dialogue avec les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), qui opèrent à partir de la RD Congo ».
Dans un communiqué daté du 9 mai 2008, le Chef de la diplomatie belge semble nuancer quelque peu ses propos.
Alors que Kigali est près à accueillir les membres de l’opposition extérieure sans condition, les pays de la démocratie occidentale continuent à héberger les génocidaires de Tutsi, tout en fermant les yeux sur leurs activités. Les procès que veulent initier les français concernant l’avion de Habyarimana, ainsi que les mandats internationaux émis par un juge espagnol contribuent à l’énervement du régime de Kigali.
Ce que l’on n’oublie aussi, c’est la confusion entre de simples réfugiés politiques et ceux qui ont fuient la justice rwandaise pour les crimes contre l’humanité qu’ils ont commises au Rwanda.
Le manque de condamnation de la part de la communauté internationale d’une politique génocidaire des régimes rwandais de 1959à 1994, le manque d’indemnisation des rwandais, et de la communauté Tutsi en particulier, pour les crimes commis contre eux par des régimes appuyés fortement par le Vatican, par les pays occidentaux et par l’ONU affaiblissent l’autorité morale de ces derniers vis-à-vis du régime actuel de Kigali.
L’annulation de la visite en Belgique du Ministre Museminali